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ENERGIE A REVENDRE

Au cœur de la compétitivité
Manifestation désormais reconnue, la 4ème journée des ateliers du club NEDD s’est tenue le 15 mai dernier à l’hôtel de Région. Le thème retenu en 2014 abordait le défi énergétique auquel les entreprises doivent désormais à nouveau  faire face.

Dans son mot d’accueil, Laurent Sodini, vice-président du Conseil Régional  a rappelé combien la Région s’investissait dans un domaine qui est prioritaire  «  ….il participe à la compétitivité des entreprises bas normandes… ». Il a aussi salué  «  …. Ces réseaux porteurs d’actions collectives » et rappelé le soutien qu’apporte la région à l’AQM. Stéphane Bouyeure, Président de l’AQM, a rebondi sur ces propos en évoquant l’implication de l’AQM – et du club NEDD- pour stimuler la performance et la compétitivité des entreprises en proposant des actions collectives.
«  Ce défi énergétique est une source d’innovations technologique et organisationnelle » a-t-il conclu  en insistant pour que nos associations soient mieux soutenues pour assurer la pérennité de ces actions stratégiques.

Un enjeu stratégique

Damien Grébot, au nom de l’ADEME, était particulièrement bien placé pour situer ce défi dans le contexte socio-économique régional. « C’est un enjeu stratégique fort pour l’entreprise et le territoire » a-t-il dit  en donnant quelques chiffres clés de la situation. La problématique énergétique dans l’entreprise a vécu des hauts et des bas au gré des «  chocs  pétroliers ». Mais, dans un contexte d’énergie de plus en plus chère, la prise de conscience doit désormais s’accompagner d’un véritable management énergétique  inscrit dans la durée. « L’industrie n’est d’ailleurs pas un mauvais élève en la matière » a-t-il souligné en rappelant que l’énergie intervient sur l’ensemble des postes de l’entreprise.

Se poser les bonnes questions
L’ATEE (Association Technique Energie Environnement) s’est  engagée depuis plus de 30 ans pour  faire progresser la maîtrise de l’énergie et pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, forte de ses 18700 adhérents au sein de l’hexagone. En son nom, Jean Christophe Boclet a donné «  les dix bonnes raisons d’y aller »  où il est évidemment question de compétitivité et réglementation, mais aussi de la nécessaire mobilisation du personnel au sein de l’entreprise.

Quant à la méthode, elle n’est guère révolutionnaire : audit et diagnostic, désignation d’un  « monsieur Energie » soutenu par  la Direction qui montre ainsi sa détermination pour impliquer toutes les fonctions et y mettre les moyens nécessaires, puis vient le temps de l’action  et de l’investissement. « Les retours sur investissements sont en majorité inférieurs à 3 ans » a-t-il conclu en rappelant que l’Audit énergétique sera obligatoire  en 2015 pour toutes les entreprises de plus de 250 salariés.

André Jeanbrun, du cabinet AFCE a poursuivi en abordant la norme ISO 50001 « maitrise de l’Energie ». «  Cette norme est une aide à la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie par une procédure d’amélioration continue de la performance énergétique, elle complète et  s’intègre dans le système de management existant de l’entreprise » a-t-il affirmé. Elle doit contribuer à un usage plus efficace des sources d’énergie disponibles, à une meilleure compétitivité et à une réduction des émissions de gaz à effet de serre et autres impacts environnementaux. 
La France est en retard  quant au nombre de certifications, surtout vis-à-vis de nos voisins germaniques mais le mouvement est en marche et va s’intensifier suite à la Directive Européenne de 2012 relative à l’efficacité énergétique.

Tous ensemble !!!

Les démarches les plus performantes sont celles  qui font appel à des actions collectives. Les chambres consulaires et filières économiques ont répondu présentes pour développer une offre en ce sens aux entreprises.Supportées financièrement par la Région et l’ADEME, ces opérations sont récentes (2013/2014) et alternent accompagnement collectif-  occasion d’échanges de bonnes pratiques- et personnalisé. Les CCI de Cherbourg –Coralie Simon- et la CCIR de Caen –Florence Vivier- ont apporté le témoignage des « premiers pas » de leur projet. Elles ont aussi évoqué la difficulté à mobiliser les entreprises sur ce thème, souvent loin de leurs priorités court terme en ces temps de crise.

Pour sa part, la filière agro-alimentaire a pris un peu d’avance. Au nom de l’ANEA, a pu apporter des exemples plus concrets. «  Nous nous sommes avant tout appuyés sur les cercles IDDEAL dédiés au développement Durable » a-t-elle précisé en se félicitant  des économies déjà réalisées. « Une réduction  de  12.5% en moyenne a été observée, par la seul action sur les fuites (air comprimé, froid) et le comportement de chacun »
Pour aller plus loin, il faudra encore lever des difficultés et impliquer plus largement les acteurs de l’entreprise, par exemple mettre les Acheteurs et les Financiers dans la boucle.

Quand le bâtiment va !
Chacun sait que la problématique énergétique passe  en priorité par celle du chauffage des bâtiments et de leur isolation thermique. Pierre Evrard, de l’association ARCENE, a ainsi évoqué le plan « bâtiment durable » pris à bras le corps par la profession. «  Notre Région possède une certaine avance  en mettant en place, dès 2008, un chèque éco-énergie » s’est –il félicité.


Lumières sur la ville
Dernier témoignage – et non des moindres -, celui d'Hervé CASTELLIER, Directeur de la société TEIM, quant à la gestion de l’éclaire public. Basée à Vire, très impliquée dans le Développement Durable, cette société a déployé de nombreuses initiatives techniques pour mieux maitriser et réduire la facture énergétique  communale. « L’éclairage communal représente la moitié de la facture en électricité » a-t-il d’abord souligné en précisant que moins de 10% des communes ont une gestion de cet éclairage.

On citera pêle-mêle, des ballasts et des lampes plus performants,  ou, plus innovant, une détection de présence voire  une télégestion par INTERNET et l’utilisation de LEDs pour aboutir à une réduction  potentielle de plus de 50 %. « … qui ne fait que malheureusement compenser la hausse vertigineuse du coût de l’électricité depuis une dizaine d’années » a-t-il déploré.

ISO 50001 : même pas peur !

Après un buffet, occasion de larges échanges sur les informations matinales, place fut donnée au « world café », une approche conviviale, décontractée  et sans prétention pour rebondir sur les différents aspects de ce défi énergétique. Cette méthode a une fois de plus fait ses preuves où les participants ont démontré leurs aptitudes créatives.
On a beaucoup parlé  de résistance au changement, particulièrement en France mais aussi, à l’opposé, de l’accueil favorable  de  ce  nouveau processus  qui a fait dire «  ISO50001, même pas peur ».

Il a été aussi question du cercle vertueux «  économiser pour investir »,dans un  nouveau PDCI (Invest) ou encore de l’intégration de cette problématique dans la fonction QSE devenant QSEE.

Agir simple, ne pas avoir besoin d’énergie, réutiliser, autant de mots clés  laissés à la réflexion des participants qui si l’on en croit la feuille d’évaluation sont repartis très satisfaits de leur journée.

26/05/2014
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